
Financé par Enabel pour une durée de 27 mois, soit d’octobre 2025 à janvier 2028, ce projet est mis en œuvre dans la zone de santé de Limete à Kinshasa.
Le projet cible 3 000 adolescents et jeunes, dont 2 000 jeunes scolarisés et 1 000 non scolarisés ; 10 établissements de soins de santé, 20 RECO, 30 écoles, 60 enseignants points focaux, 100 pairs éducateurs et le bureau central de la zone de santé de Limete (responsable SSR, MCZ…).

L’objectif général est de renforcer l’intégration des services santé sexuelle et reproductive adaptés aux besoins des adolescents et jeunes dans la zone de santé de Limete. Spécifiquement, le projet vise à renforcer l’autonomie des adolescents et jeunes sur les questions de santé sexuelle et reproductive, la planification familiale, la prévention des IST/VIH et la lutte contre les violences établies sur le genre, et à accroître l’accessibilité des adolescents et jeunes aux services de soins en vue d’une prise en charge dans le respect de la confidentialité et de l'anonymat.
Le 25 février 2026 marque le lancement du projet par le MCZ Kabemba Devos dans la salle AMD/Caritas Congo sur la 13ᵉ rue Limete industrielle à Kinshasa en présence de l’Enabel, de la Division provinciale de l’Éducation.

Plusieurs activités seront menées dans le cadre de la présente action, notamment la création de 30 clubs ADODV (Adolescents et jeunes débattent ouvertement des Droits et de la Vie) et 20 CAJ (Clubs d’Adolescents et de Jeunes) au sein de 30 écoles et de 10 aires de santé de la zone de santé de Limete ; former 100 pairs éducateurs pendant 3 jours, dont 60 PE issus de 30 clubs ADODV et 40 PE issus de 20 CAJ ; le développement des modules éducatifs adaptés pour les clubs de jeunes et clubs ADODV en collaboration avec le ministère de l'Éducation et de la Santé, etc.

Il convient de noter que HPP-Congo possède une vaste expérience dans la mise en œuvre de projets liés à la santé sexuelle et reproductive des jeunes. De nombreux bailleurs de fonds lui font confiance, tels que Enabel, Cité de Vienne via Humana Autriche, Médecins du monde France, Engender Health, etc.


La communauté de Kimpese, dans la province du Kongo Central, est confrontée à des défis structurels qui compromettent à la fois le bien-être des ménages et le développement communautaire. La malnutrition, alimentée par une faible diversité alimentaire et des rendements agricoles limités, demeure un problème majeur. Les connaissances nutritionnelles et sanitaires sont insuffisantes, notamment en matière d’allaitement et d’hygiène domestique. Faiblement structurée, la communauté peine à initier des actions collectives durables.
Face à cette réalité, HPP-Congo, en partenariat avec Humana Italie, met en œuvre le projet Nutrition Kimpese. Ce programme mobilise les familles en les organisant en Groupes d’Action de Famille (GAF) et les accompagnants vers l’adoption de pratiques résilientes et d’actions collectives pour une nutrition communautaire durable.

De la formation initiale
40 coordinateurs de GAF, élus par leurs membres en raison de 2 par GAF, ont été formés sur la gestion de GAF et la collaboration avec les parties prenantes, dont le personnel du projet et les responsables des structures locales concernées, notamment le CODESA (comité de développement sanitaire). La formation a permis aux coordinateurs d’assurer la mobilisation et la participation des membres de GAF une fois par semaine pour l’échange des expériences, les discussions des problèmes liés à la malnutrition, la planification des activités de suivi de l'état de santé de la communauté, l'identification et le signalement des cas suspects de malnutrition, l'organisation des activités de production et l'organisation d'événements visant à sensibiliser la communauté afin de promouvoir la nutrition et la santé durables.

Des champs écoles pour apprendre et agir
Le projet a structuré 600 familles en 20 GAFs, chacun composé de 30 familles. Chaque groupe bénéficie d’un champ école de 20x30 mètres, servant de lieu d’apprentissage pour les techniques agricoles améliorées. Les membres y apprennent des pratiques telles que le compostage, le paillage, la lutte biologique contre les ravageurs et le semis direct, qu’ils appliquent ensuite dans leurs jardins individuels.
Des semences maraîchères variées (gombo, aubergine, choux, piment, tomate…) et des outils agricoles adaptés (machettes, houes, arrosoirs, pulvérisateurs…) ont été distribués à chaque groupe. En parallèle, des focus groupes permettent de mieux comprendre les habitudes alimentaires et sanitaires locales, tandis que des séances de sensibilisation sont menées dans les structures de santé pour promouvoir l’allaitement exclusif et l’hygiène domestique.
Des résultats visibles et prometteurs
Les premiers résultats sont encourageants. Les champs écoles sont bien entretenus, les membres des GAFs adoptent les techniques agricoles et les appliquent dans leurs jardins individuels. Les pratiques d’hygiène évoluent positivement. Les GAFs deviennent des pôles de développement local, renforçant la cohésion communautaire. Une augmentation des revenus familiaux est attendue grâce à la productivité accrue des jardins, contribuant à améliorer la sécurité alimentaire et le bien-être des enfants.
‘‘Projet financé par la Présidence du Conseil des ministres avec le quota 8x1000 de l'IRPEF.’’




Dans la province du Kasaï, située au centre de la République démocratique du Congo, où l'agriculture prend un nouveau départ et où les changements climatiques compliquent la vie des petits exploitants agricoles, une révolution silencieuse est en marche. Grâce au Programme National de Développement Agricole PNDA en partenariat avec Humana People to People Congo, HPP-Congo en sigle, les petits exploitants agricoles redécouvrent leur métier de prédilection avec des méthodes plus intelligentes et adaptées.
Région riche en diamant, hommes et femmes font progresser jour après jour l'avenir alimentaire de leur communauté et luttent contre l’insécurité alimentaire. Leur secret ? les paquets technologiques « P-Tech » : ces pratiques agricoles intelligentes conçues par le PNDA, ajoutées à l’approche de clubs de fermiers mise en œuvre par HPP-Congo, transforment complètement leur façon de travailler la terre.

Des techniques qui changent la donne
Au lieu de formations théoriques, HPP-Congo mise sur l'apprentissage pratique à travers des champs-écoles paysans regroupant au moins 25 petits exploitants, mais également la mise en place de parcelles semencières pour produire des semences afin de garantir la disponibilité des semences saisonnières et adaptées.
« Quand on se retrouve entre cultivateurs dans nos champs-écoles, on apprend tellement mieux », nous confie Mushiya Mado, petite exploitante agricole. « On voit directement ce qui marche et ce qui ne marche pas ».
Parmi les innovations, le semis en ligne, qui semblait fastidieux au début, permet maintenant d'économiser des semences et de faciliter l'entretien des cultures. L’abandon de la pratique de l’incinération (qui consiste à brûler les résidus de récolte) préserve la fertilité des sols. Il y a aussi le regarnissage pour compléter là où les semences n’ont pas germé, ainsi que le paillage technique qui garde l'humidité dans le sol pendant les périodes sèches.
Quand les cultures font bon ménage
Les petits exploitants agricoles ont aussi découvert l'art de l'association des cultures. « Avant, je plantais seulement du maïs sur tout mon champ », raconte pour sa part Monsieur Ngandu Célestin, petit exploitant agricole et président de l’OP Sanga Bantu au village Tshibadi. « Maintenant, je marie le maïs avec le niébé, et la différence est palpable ! Non seulement ma récolte a doublé lors de la première saison, mais la terre est aussi plus fertile », a-t-il soutenu.
Cette approche permet non seulement d'enrichir naturellement le sol, mais aussi de diversifier l'alimentation des familles. Pour l’instant, le mucuna, cette légumineuse méconnue, est un fertilisant qui peut apporter de l'azote au sol sans produits chimiques dans certains villages, à l’instar du village Tshibadi sur l’axe Kabambayi en territoire de Tshikapa.
Mubidi Ntambwe Santé, président de l’OP Tujukayi, une organisation paysanne au village de Mukoyi, situé à plus de 20 km de Tshikapa, nous explique : « Ce qui fait la force du PNDA et de HPP-Congo, c'est qu'on ne nous impose rien. Les moniteurs agricoles viennent nous voir, ils comprennent nos difficultés et nous proposent des méthodes pour rendre l’agriculture rentable. »
Dans cette situation, les résultats deviennent palpables dans certains villages d’intervention. Bien que le chemin reste à parcourir, on observe déjà des récoltes prometteuses, des sols qui retrouvent leur vitalité, et surtout, des familles qui pourront manger mieux et parvenir à vendre leurs surplus de production.

Un accompagnement qui dure
L'accompagnement des moniteurs ne se limite pas à la formation, ils suivent les petits exploitants, ajustent le travail selon les résultats constatés et créent une relation de confiance.
« Ils nous encouragent à persévérer dans ce que nous faisons », souligne M. Tshiteya, un autre petit exploitant. Au Kasaï, l'agriculture intelligente n'est plus un concept théorique mais une réalité quotidienne qui transforme des vies. La preuve est que, même face aux défis climatiques, des solutions apportées par ce programme du gouvernement existent quand on écoute ceux qui connaissent le mieux la terre, ceux qui la cultivent.

Fixé au 1ᵉʳ septembre 2025 par le gouvernement congolais à travers son Ministère de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, l’École normale DNS Mbankana a répondu favorablement à l’appel en rendant effective le début de l’année 2025-2026 avec 77 étudiants présents dans le site de l’école.

44 anciens étudiants de la promotion 12 ont entamé leur deuxième année d'études, tandis que 33 étudiants fraîchement inscrits ont débuté leur première année de formation en tant que nouvelle promotion 2025-2027. Ces étudiants proviennent de provinces de : Kasaï, Mai Ndombe, Kwilu, Kwango, Kinshasa, Sud Ubangi et Mongala.

L’École normale DNS Mbankana demeure toujours une stratégie du sous-secteur de l’éducation dans le cadre de la réforme de la formation initiale des enseignants en RDC. Elle est une institution fiable qui dote les provinces éducationnelles de la RDC des enseignants compétents, qualifiés et pleins d’initiatives pour booster le développement de communautés congolaises.

La promotion 12, actuellement en deuxième année de formation, a introduit la période de formation intitulée « Spécialisation », un temps consacré à l'étude, aux cours et aux expériences axées sur la maîtrise des fondamentaux et de la didactique de la mathématiques, langues et sciences.

La promotion 13 a introduit la période ‘’Un autre genre d’enseignant et un autre genre d’école’’. Il s’agit de l’initiation aux pratiques pédagogiques propres à Humana People to People, de leur appréhension et vécu au sein de l’école plus l’introduction de 8 cours de la formation sur les 14 cours prévus pour deux ans ; une bonne intégration de ces nouveaux enseignants jusqu’à présent.


Suite au lancement de la campagne agricole 2025-2026 par le Ministre de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire, HPP-CONGO intensifie son appui aux activités du projet.

L’objectif principal est de s’assurer du bon déroulement de ces activités au profit des bénéficiaires dans la province du Kasaï. Pour ce faire, ses équipes ont été déployées depuis le mardi 23 septembre 2025 dernier, aux côtés de différents agri-multiplicateurs pour surveiller de près la qualité, la quantité et la conformité des semences de maïs améliorées vendues aux petits exploitants agricoles, en vue de la saison culturale A 2025.

Au total, près de 200 tonnes de semences améliorées seront distribuées à plus de 19 000 petits exploitants agricoles dans les territoires de Tshikapa, Luebo et Mweka. En résumé, ce projet vise à augmenter la productivité agricole, à accroître les revenus des PEA et à faciliter leur accès aux marchés, cela grâce au financement de la Banque mondiale.

