
Nous saluons les progrès accomplis et la concrétisation des résultats du projet suite à la formation initiale. Grâce à cette approche, le personnel du projet, les autorités locales et les coordinateurs des groupes d’action familiale (GAFs) ont été formés et ont renforcé leurs capacités concernant les objectifs, les activités, les résultats attendus et leurs rôles spécifiques dans la réalisation des buts du projet ; cela a permis un bon démarrage du projet : Programme communautaire pour la promotion de la nutrition à Kimpese, en République démocratique du Congo. Le lancement du projet a été aussi un succès grâce à l’identification des 600 familles cibles, constituées en GAF ; une méthode qui a facilité l'apprentissage collectif, tant sur le plan théorique que pratique, entre les familles. Le regroupement de ces 600 familles cibles en 20 GAFs de 30 membres chacun a contribué au bon fonctionnement de ces groupes.


En plus de l’élection de 40 coordinateurs de GAF, deux par GAF, une formation a été organisée sur la gestion des GAF et la collaboration avec les parties prenantes, y compris le personnel du projet et les responsables des structures locales concernées, notamment le CODESA (comité de développement sanitaire). La formation a permis aux coordinateurs d’assurer la mobilisation et la participation des membres de GAF pour l’échange d’expériences dans les jardins-écoles ou au niveau du village une fois par semaine. La mise en place des GAF a permis un renforcement de capacité sur l’agriculture, notamment la production maraîchère et vivrière, la malnutrition et l'identification des enfants malnutris, et l'hygiène et la santé communautaires.


Cette approche a permis à la communauté de prendre son autonomie ; ses membres sont de plus en plus actifs et maîtrisent de mieux en mieux les méthodes agricoles modernes pour améliorer la production. L'hygiène personnelle et communautaire s'améliore également grâce au soutien apporté par le partage d'expériences et les actions collectives menées au sein des GAFs.
Le projet est mis en œuvre en partenariat avec Humana People to People Italia E.T.S. et avec le financement de la Présidence du Conseil des Ministres Italienne grâce à la quote-part de l’8x1000 de l’IRPEF.




Le Go a été donné au projet « Sécurité Alimentaire » dans la salle de l’église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (EJCSDJ) dans la commune de Masina le Jeudi 28/05/2025 pour le site de Tshuenge et à l’église Kimbanguiste Lutendele Mission le jeudi 04/06/2026 à Lutendele pour le site Lutendele dans la commune de Mont Ngafula. Les maraîchers de deux sites à Kinshasa, dont 1 200 maraîchers dans le site de « Tshuenge » dans la commune de Masina et 500 maraichers dans le site de « Lutendele » dans la commune de Mont Ngafula, ainsi que plusieurs autres invités de marque, ont pris part à cette manifestation. Les 2 partenaires exécutants, à savoir HPP-CONGO ainsi que la CNR, ont été représentés à un haut niveau, à savoir par Emmanuel Ngwayi, Directeur National de HPP-Congo et le Révérend Armand, Secrétaire Général du CNRP.


Douglas Tswatswa, leader de projet, ainsi que Trésor MVUMBI, chargé de programme, ont présenté point par point le projet ainsi que les résultats attendus pendant les 2 ans que durera le projet.

Il faut également noter la présence de :
- ELAKO Erick, Bourgmestre assistant de la commune de MASINA ;
- LUYUNGU Tarsis, Inspecteur du Développement Rural ;
- Jean Jacques, CDC de l’EJCSDJ ;
- YABA MATADI OSCAR, Secrétaire Bureau du Quartier Lutendele ;
- TABALA MANKANDU, Directeur National de Kimbanguiste Chargé de culture et élevage ;
- FIMBO GETIA ALBERT : Evangéliste du secteur Lutendele de Kimbanguiste ;
- KIKWATA JUSTIN : Révérend Pasteur de l’Eglise protestant.


A noter que ce programme est conçu pour donner la réponse à la demande de l’Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours (EJCSDJ) pour appuyer techniquement les maraichers dans la ville de Kinshasa. Il est le résultat d'un accord conclu entre l’EJCSDJ, qui en est la bailleresse financière, et HPP-CONGO avec son partenaire CNR. L’objectif général est de contribuer à l’élimination de l’extrême pauvreté et de la faim en République Démocratique du Congo (ODD 1) dans la ville province de Kinshasa et précisément à Tshuenge et Lutendele.



Chaque année, la Journée mondiale de l'environnement, le 5 juin, et la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, le 7 juin, nous rappellent une vérité fondamentale : l'humanité ne peut prospérer sans une planète saine, et la sécurité alimentaire est impossible sans des systèmes alimentaires sûrs et durables.

La Journée mondiale de l'environnement 2026 appelle à des actions urgentes qui vont au-delà de la simple réduction des émissions, notamment la restauration des écosystèmes, la protection de la biodiversité, la gestion responsable de l'eau, l'amélioration de la santé des sols et la refonte des systèmes qui sous-tendent notre vie quotidienne. Parallèlement, la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments 2026, placée sous le thème « Du fardeau aux solutions : des aliments sûrs pour tous », souligne que les maladies d'origine alimentaire continuent d'affecter des millions de personnes chaque année, alors qu'elles sont largement évitables grâce à des actions concrètes tout au long de la chaîne alimentaire. Ces problématiques sont indissociables, et relever ces défis exige bien plus que des solutions techniques. Il est indispensable que chacun s'engage.

La sécurité sanitaire des aliments commence bien avant leur arrivée sur les marchés, dans les magasins ou dans nos cuisines. Elle repose sur des sols sains, une eau propre, des systèmes agricoles résilients, un stockage sûr, une bonne hygiène et des choix alimentaires éclairés. Le changement climatique perturbe déjà tous ces fondements par le biais de sécheresses, d'inondations, de vagues de chaleur, de précipitations irrégulières et de la dégradation de l'environnement, exerçant une pression supplémentaire sur les petits exploitants agricoles et les communautés rurales du monde entier.

Chez Humana, notre approche « De personne à personne » nous guide par un principe : le développement durable se réalise lorsque les populations s'organisent, prennent les devants et agissent ensemble. Notre approche participative place les communautés au cœur du changement. Nous collaborons avec les petits exploitants agricoles, les groupes communautaires et les autorités locales pour identifier les défis, impulser des solutions et renforcer la résilience à long terme. L'appropriation locale est la clé de résultats durables.
Cette approche façonne nos programmes d'agriculture durable et d'environnement. Les petits exploitants agricoles et leurs familles pilotent les initiatives visant à accroître la production alimentaire, protéger les ressources naturelles et s'adapter au changement climatique. Grâce aux groupements d'agriculteurs et aux structures communautaires, les populations renforcent les systèmes alimentaires, diversifient leurs moyens de subsistance, améliorent leur nutrition et développent leur résilience grâce aux savoirs locaux.
Les petits exploitants agricoles sont essentiels à la sécurité alimentaire et à la préservation de l'environnement. En 2025, nos membres ont touché plus de 1,5 million de personnes grâce à 503 unités de projet réparties dans 14 pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Pour en savoir plus : https://bit.ly/3Ro1HKQ
Dans les pays où les membres de Humana People to People interviennent, les communautés démontrent déjà concrètement ce que signifie un changement durable.
En Zambie, DAPP Zambia met en œuvre un programme de relance après la sécheresse dans la province du Sud, soutenant plus de 50 000 petits exploitants agricoles touchés par une grave sécheresse. Organisés en clubs d'agriculteurs, ces derniers renforcent leur résilience climatique grâce à une meilleure gestion des cultures, une utilisation plus rationnelle de l'eau, des solutions d'irrigation, l'inclusion financière et un meilleur accès aux marchés. Le programme associe également agriculture et nutrition en s'approvisionnant en repas scolaires auprès d'agriculteurs et de potagers scolaires locaux. Cela dynamise les économies locales tout en améliorant l'accès à une alimentation nutritive pour les enfants et les familles.
Dans le district de Kazungula, l'agriculteur Aggrey Katapazi a reconstruit ses moyens de subsistance après des pertes dues à la sécheresse à répétition. « J'ai perdu mes récoltes à cause de la sécheresse car je n'avais semé que du maïs ; j'ai donc pratiquement tout perdu lorsque la récolte a été mauvaise. » Après avoir rejoint le club d'agriculteurs Mutwe Maano, il a reçu des semences et une formation aux techniques agricoles améliorées. « J'ai loué une pompe à eau, j'ai semé immédiatement et j'ai récolté 14 caisses de tomates qui m'ont rapporté 4 200 kina (222 dollars américains). Maintenant, je souhaite acheter une pompe à eau solaire pour pouvoir cultiver toute l'année. »
Son expérience illustre ce qui se produit lorsque les agriculteurs acquièrent des outils pratiques, un soutien collectif et la possibilité de prendre en main leur propre redressement.

En République démocratique du Congo, HPP-Congo travaille avec 600 petits exploitants agricoles à Kimpese, dont 70 % de femmes, pour lutter contre la malnutrition et améliorer la diversité alimentaire. Le programme combine soutien agricole, éducation nutritionnelle, promotion de l'hygiène, sensibilisation et renforcement de l'organisation locale. Lors d'une démonstration culinaire, le chef du village de Viaza et un membre d'un groupe d'action paysanne ont témoigné de l'impact du projet :
« Dans ce village, nous avons perdu des enfants et des adultes à cause de mauvaises habitudes alimentaires dues à un manque d'information. Mon village n'était pas réputé pour sa consommation de légumes, mais aujourd'hui, c'est tout autre chose. Les gens préparent leurs repas différemment, mangent plus sainement et respectent de meilleures règles d'hygiène. La présence du projet Child Aid Kimpese change les mentalités. »

Voilà à quoi ressemble concrètement le développement participatif : des communautés qui partagent leurs connaissances, améliorent leurs habitudes alimentaires, renforcent les systèmes locaux et bâtissent un avenir plus sain. Les défis sont importants, mais des solutions existent, car chaque investissement dans le leadership local porte ses fruits.


